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Panneaux solaires et assurance habitation : ce qu'il faut déclarer en 2026

Femme sur une terrasse examinant un document d'assurance, face à une maison française équipée de panneaux solaires en toiture, lumière d'après-midi.

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Panneaux solaires : une assurance habitation classique suffit-elle ?

Vous venez d'installer (ou vous vous apprêtez à installer) un kit solaire en autoconsommation. Une question reste souvent dans l'angle mort du projet : votre assurance habitation actuelle couvre-t-elle vos panneaux, votre onduleur et, le cas échéant, votre batterie de stockage ? La réponse courte est non, pas automatiquement. L'ajout de panneaux photovoltaïques modifie le risque assuré de votre logement, et cette modification doit être signalée à votre assureur, sous peine de mauvaise surprise en cas de sinistre.

Ce guide fait le point sur ce qu'il faut déclarer, ce qui change selon le type de kit (plug and play, kit classique raccordé, carport solaire), le cas particulier de la batterie de stockage, et ce que vous risquez en l'absence de déclaration.

Pourquoi la déclaration à l'assurance est obligatoire

Sur le plan juridique, installer des panneaux solaires constitue une aggravation du risque assuré au sens du Code des assurances. Concrètement, votre toiture ou votre terrain accueille désormais un équipement électrique exposé aux intempéries, susceptible de prendre feu, d'être arraché par le vent ou endommagé par la grêle. Ne pas signaler ce changement à votre assureur peut être considéré comme une omission, avec deux conséquences possibles en cas de sinistre : une réduction proportionnelle de l'indemnisation, ou un refus de garantie pur et simple si l'omission est jugée intentionnelle.

La bonne pratique consiste à déclarer l'installation dès la fin des travaux, avant la mise sous tension si possible. Dans la grande majorité des cas, il ne s'agit pas de souscrire un nouveau contrat mais d'ajouter un avenant à votre contrat multirisque habitation existant.

Ce que couvre (et ne couvre pas) une assurance habitation pour vos panneaux solaires

Une fois la déclaration faite, la couverture dépend des garanties souscrites. Voici les risques généralement pris en charge par un contrat multirisque habitation classique, une fois les panneaux déclarés :

Risque Couvert par défaut après déclaration Franchise moyenne constatée
Tempête, vent, grêle Oui 100 à 150 €
Incendie (dont origine électrique) Oui Variable selon contrat
Dégât des eaux (infiltration liée à la pose) Oui, si pose conforme DTU 100 à 150 €
Vol (panneaux au sol, carport) Souvent en option 150 à 300 €
Bris de panneau (casse accidentelle) Rarement inclus par défaut Option dédiée nécessaire
Perte de production (panne, sous-performance) Non, sauf contrat spécialisé 200 à 500 € de franchise sur les contrats dédiés

Deux enseignements pratiques ressortent de ce tableau : la casse de panneau et la perte de production ne sont presque jamais couvertes par une simple extension d'assurance habitation. Si ces risques vous préoccupent (par exemple pour un carport solaire exposé ou une installation représentant un investissement important), un contrat dédié panneaux photovoltaïques reste la seule option pour les couvrir réellement.

Kit plug and play, kit classique raccordé ou carport solaire : la déclaration diffère selon l'installation

C'est le point le moins bien couvert par les guides généralistes sur le sujet : les obligations déclaratives ne sont pas identiques selon le type de kit solaire installé.

  • Kit plug and play (branché sur une prise, non raccordé au tableau électrique) : même sans intervention sur votre installation électrique existante, le panneau reste un bien matériel fixé sur votre balcon, votre terrasse ou votre jardin. Il doit être déclaré comme un bien mobilier ou une amélioration selon les assureurs — un simple appel suffit généralement, sans avenant complexe, car il n'y a pas de raccordement au réseau ni de production revendue.
  • Kit classique raccordé au tableau électrique (nos kits autoconsommation Livoltek 3 à 9 kWc) : la déclaration est plus formelle. L'assureur demande généralement l'attestation de conformité (Consuel), la fiche technique de l'onduleur et la facture d'installation. C'est ce dossier qui sert aussi de preuve en cas de sinistre.
  • Carport solaire : la structure elle-même (abri de stationnement) relève souvent d'une garantie distincte de celle des panneaux qu'elle supporte — pensez à vérifier que votre contrat couvre à la fois le bâti (structure métallique ou bois) et l'équipement photovoltaïque installé dessus, car certains assureurs traitent les deux séparément.

Dans les trois cas, gardez une copie de la fiche technique et de la facture : c'est le document que l'expert d'assurance demandera en priorité en cas de sinistre.

Batterie de stockage domestique : un risque à déclarer à part

Si votre kit inclut une batterie de stockage — la gamme Sunology Base 2,2 à 8,8 kWh disponible chez Panosolaire par exemple — sachez que la batterie constitue, aux yeux de la plupart des assureurs, un risque distinct des panneaux eux-mêmes. Les batteries domestiques utilisent une chimie lithium (LiFePO4 pour les modèles Sunology), réputée plus stable que d'autres technologies lithium, mais un système de stockage électrique reste un point que l'assureur veut identifier précisément : emplacement (intérieur, garage, local technique), puissance stockée, et présence ou non d'un système de coupure automatique.

Ne partez pas du principe qu'une déclaration « panneaux solaires » couvre automatiquement la batterie associée. Mentionnez-la explicitement, avec sa capacité en kWh et son emplacement d'installation, lors de votre déclaration.

Autoconsommation totale ou revente du surplus : quelle responsabilité civile ?

La distinction entre autoconsommation totale (vous ne revendez rien) et revente du surplus a un impact direct sur vos obligations d'assurance. En autoconsommation totale, sans injection sur le réseau, une assurance responsabilité civile classique (souvent déjà incluse dans votre multirisque habitation) suffit généralement. Dès lors que vous injectez et revendez du surplus au réseau — un choix moins évident depuis la réforme du tarif de rachat entrée en vigueur au 1er juin 2026 — une responsabilité civile spécifique « production d'électricité » peut être exigée par votre assureur, car vous devenez, à votre échelle, un petit producteur raccordé au réseau public. Cette garantie couvre les dommages que votre installation pourrait causer à des tiers (au réseau Enedis notamment), pas seulement à votre propre logement.

Comment déclarer ses panneaux solaires en 4 étapes

  1. Rassemblez les documents : facture d'achat et de pose, fiche technique des panneaux et de l'onduleur, attestation Consuel si raccordement au réseau, photos de l'installation.
  2. Contactez votre assureur avant ou juste après la mise en service, par téléphone ou espace client, pour signaler l'aggravation du risque.
  3. Vérifiez les garanties proposées : extension simple (tempête, incendie, dégât des eaux) versus contrat dédié (ajoute bris de panneau et perte de production).
  4. Demandez une confirmation écrite (avenant ou attestation) précisant les biens couverts, les plafonds d'indemnisation et les franchises applicables.

Combien coûte l'extension ou le contrat dédié ?

Formule Coût annuel indicatif Ce qui est couvert
Simple extension multirisque habitation 30 à 60 € / an Tempête, grêle, incendie, dégât des eaux
Option bris de panneau + 50 à 100 € / an Casse accidentelle des modules
Contrat dédié photovoltaïque 100 à 300 € / an Ensemble des risques + perte de production selon formule

Ces montants sont des ordres de grandeur constatés sur le marché français de l'assurance habitation en 2026 ; ils varient selon la puissance installée, la région (exposition grêle notamment) et l'assureur. Un rapide comparatif auprès de 2 à 3 assureurs reste le meilleur réflexe avant de signer.

Que risquez-vous si vous ne déclarez pas vos panneaux solaires ?

Le scénario à éviter : un sinistre survient (tempête, départ de feu sur le coffret électrique, dégât des eaux lié à une fixation défaillante) et votre assureur découvre, lors de l'expertise, la présence de panneaux non déclarés. Deux issues sont possibles : une indemnisation réduite au prorata de la prime qui aurait dû être payée, ou un refus total de garantie si l'omission est jugée volontaire. Dans les deux cas, le coût d'une non-déclaration dépasse largement celui d'un simple appel à votre assureur au moment de l'installation.

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FAQ

Dois-je déclarer un kit solaire plug and play non raccordé au compteur ?

Oui, même un kit plug and play posé sur un balcon ou une terrasse doit être signalé à votre assureur en tant que bien matériel supplémentaire. La démarche est en général plus simple qu'un kit raccordé (pas d'attestation Consuel à fournir), mais elle reste nécessaire pour être couvert en cas de casse ou de vol.

L'assurance habitation classique suffit-elle si je revends mon surplus au réseau ?

Pas toujours. Dès que vous injectez de l'électricité sur le réseau public, la plupart des assureurs demandent une garantie responsabilité civile spécifique « production d'électricité », en plus de votre multirisque habitation. Vérifiez ce point avec votre assureur avant la mise en service si vous optez pour la revente du surplus.

La garantie décennale s'applique-t-elle si j'installe mon kit moi-même ?

Non. La garantie décennale couvre les travaux réalisés par un professionnel assuré. Si vous installez votre kit vous-même (courant pour les kits plug and play ou certains kits au sol), vous ne bénéficiez pas de cette garantie sur la pose — seule votre assurance habitation, une fois les panneaux déclarés, peut jouer en cas de sinistre matériel.

Faut-il déclarer séparément ma batterie de stockage Sunology ?

Oui. La batterie est un équipement distinct des panneaux aux yeux de l'assureur, avec son propre profil de risque (emplacement, capacité stockée). Mentionnez-la explicitement lors de votre déclaration, en précisant sa capacité en kWh et son lieu d'installation.

Le coût de l'assurance augmente-t-il avec la puissance installée ?

C'est un facteur parmi d'autres : la puissance de l'installation, la région (exposition à la grêle notamment), le type de pose (toiture, sol, carport) et le choix entre autoconsommation totale ou revente du surplus influencent tous le montant de la prime ou de l'extension.

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