Votre kit solaire produit parfaitement, mais l'application de monitoring affiche « hors ligne » un jour sur trois ? Le problème ne vient presque jamais des panneaux : il vient de la manière dont vos micro-onduleurs communiquent avec votre box internet. En 2026, la technologie de communication utilisée par un micro-onduleur est devenue un critère de choix aussi important que sa puissance ou son rendement. C'est là qu'intervient le Sub-1G, la bande radio 868 MHz qui équipe la nouvelle génération de micro-onduleurs Hoymiles — une alternative technique au WiFi et au Zigbee dont peu d'articles en français expliquent réellement le fonctionnement. Ce guide fait le point.
Pourquoi la communication compte autant que la production
Un micro-onduleur convertit le courant continu de vos panneaux en courant alternatif, mais il doit aussi transmettre en permanence ses données (tension, puissance instantanée, température, alertes) à une passerelle, qui les remonte ensuite vers une application de monitoring. Si ce canal de communication est instable, vous ne perdez pas de production réelle — mais vous perdez la visibilité sur votre installation : impossible de détecter un panneau sous-performant, une panne naissante ou un défaut de câblage avant qu'il ne devienne coûteux. Trois technologies radio se partagent le marché des micro-onduleurs résidentiels : le WiFi 2,4 GHz, le Zigbee, et le Sub-1G.
WiFi 2,4 GHz : la solution la plus répandue, mais pas la plus fiable sur un toit
Le WiFi domestique fonctionne sur la bande 2,4 GHz, la même que de nombreux appareils du foyer (box, téléphones, enceintes connectées, four à micro-ondes). C'est une bande efficace en intérieur sur de courtes distances, mais deux contraintes se cumulent sur un toit solaire :
- La distance et les obstacles : entre la box installée au rez-de-chaussée et un micro-onduleur fixé en toiture, il faut traverser plusieurs murs, parfois une charpente métallique ou une isolation réfléchissante. Chaque obstacle atténue fortement le signal 2,4 GHz.
- La saturation du spectre : dans un environnement urbain ou pavillonnaire dense, des dizaines de réseaux WiFi voisins se disputent les mêmes canaux, ce qui multiplie les micro-coupures.
Les symptômes typiques d'un problème WiFi
Application qui affiche « hors ligne » de façon intermittente, historique de production avec des trous, nécessité de rapprocher un répéteur WiFi du toit : ce sont les signes classiques d'une liaison WiFi sous-dimensionnée pour la distance box-toiture.
Zigbee : une mesh reconnue, mais une portée courte
Le Zigbee est un protocole radio basse consommation, réputé pour ses capacités de réseau maillé (chaque module peut relayer le signal d'un autre). C'est une technologie solide, mais sa portée reste limitée à quelques dizaines de mètres par saut — de l'ordre de 30 m dans les implémentations utilisées historiquement sur le marché des micro-onduleurs. Sur une grande toiture, ou lorsque la passerelle est éloignée, cela oblige parfois à multiplier les répéteurs.
Sub-1G (868 MHz) : la bande pensée pour la longue distance
Le Sub-1G désigne les bandes radio situées sous 1 GHz — en Europe, la fréquence utilisée est 868 MHz. C'est la bande retenue par Hoymiles pour ses micro-onduleurs résidentiels de la gamme HMS. Physiquement, une fréquence plus basse se propage mieux à travers les obstacles et porte plus loin qu'une fréquence plus haute comme le 2,4 GHz, à puissance d'émission comparable.
Le gain concret par rapport au WiFi et au Zigbee
En conditions dégagées, la portée du Sub-1G peut atteindre environ 400 mètres, soit 1,5 à 2 fois la portée d'une liaison WiFi 2,4 GHz classique, et très largement au-delà des quelque 30 mètres d'une liaison Zigbee. Dans la pratique domestique — avec murs, charpente et distance box-toiture — l'écart se traduit surtout par une connexion qui reste stable là où le WiFi décroche, en particulier sur les toitures avec structure métallique où la communication s'avère généralement plus fiable en Sub-1G.
Autre avantage moins visible mais réel : la bande 868 MHz est nettement moins encombrée que le 2,4 GHz, ce qui réduit le risque d'interférences avec les réseaux WiFi et Bluetooth environnants — un facteur qui compte de plus en plus à mesure que le nombre d'objets connectés augmente dans et autour des maisons.
WiFi, Zigbee, Sub-1G : le comparatif
| Critère | WiFi 2,4 GHz | Zigbee | Sub-1G (868 MHz) |
|---|---|---|---|
| Portée typique | 20 à 30 m en environnement bâti | ~30 m par saut | Jusqu'à ~400 m en champ libre |
| Pénétration des obstacles | Faible (murs, métal) | Moyenne | Bonne |
| Sensibilité aux interférences | Élevée (bande très utilisée) | Moyenne | Faible (bande peu encombrée) |
| Fonctionnement en réseau maillé | Non (point à point) | Oui, natif | Point-à-réseau depuis la nouveauté mesh 2025 |
| Utilisation courante | Box internet, objets connectés | Domotique, certains micro-onduleurs | Micro-onduleurs Hoymiles, IoT longue portée |
La passerelle DTU : le maillon qui fait tout fonctionner
Le Sub-1G ne communique pas directement avec votre box internet : il transite par une passerelle dédiée, la DTU (Data Transfer Unit), qui reçoit les données des micro-onduleurs en 868 MHz puis les renvoie vers le cloud via votre réseau. Chez Hoymiles, trois modèles couvrent des besoins différents :
- DTU-Lite-S : connexion USB ou WiFi, jusqu'à 99 modules surveillés, très faible consommation (environ 1 W) — adaptée à une installation résidentielle standard.
- DTU-Pro-S (WiFi) : WiFi ou Ethernet, ports RJ45/USB/RS485, protocole Modbus TCP/RTU et gestion de l'export zéro — pensée pour des installations avec pilotage plus fin.
- DTU-Pro-S (4G) : connexion 4G, utile lorsque la maison ne dispose pas d'un réseau WiFi fiable à proximité du tableau (résidences secondaires, dépendances, chalets).
Les données remontées par la DTU sont ensuite consultables gratuitement, sans abonnement, sur S-Miles Cloud — l'application web et mobile (iOS/Android) de supervision, avec un suivi par module MPPT et des alertes en cas d'anomalie.
La nouveauté 2025 : le mesh Sub-1G
Le Sub-1G n'est pas nativement un réseau maillé comme le Zigbee : historiquement, c'est une liaison plutôt directionnelle entre les micros et la DTU. La mise à jour « mesh 2025 » change la donne en introduisant un mode point-à-réseau, où un micro-onduleur peut agir comme répéteur pour un autre module plus éloigné de la passerelle. Le bénéfice annoncé est un taux de disponibilité en ligne supérieur à 99 %, avec des antennes magnétiques disponibles en 1,5 m, 3 m ou 10 m pour ajuster la position de la DTU selon la configuration du logement.
Dans quels cas privilégier une communication Sub-1G
Le Sub-1G n'est pas systématiquement indispensable — sur une petite installation avec une DTU proche de la box, un WiFi bien positionné suffit généralement. En revanche, il devient un vrai critère de choix dans plusieurs situations : toiture éloignée du tableau électrique, charpente ou couverture métallique, zone où le WiFi domestique est déjà saturé, ou logement avec des murs épais entre la box et le toit. C'est aussi un point à regarder de près lorsqu'on ajoute une batterie de stockage à son installation : plus le système compte de composants à superviser, plus la stabilité de la remontée de données devient importante pour piloter correctement l'autoconsommation.
Notez que le monitoring natif n'est pas propre au Sub-1G : les onduleurs hybrides Livoltek embarquent eux aussi un suivi intégré sans option payante, avec leur propre application. Le choix de la technologie de communication reste donc à raisonner selon la configuration de votre toiture et de votre kit, pas uniquement selon la marque.
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Être informé du lancementEn attendant l'ouverture de la gamme Hoymiles, si vous préparez un projet dès maintenant, notre kits autoconsommation avec onduleur hybride Livoltek intègrent déjà un monitoring natif inclus — à explorer selon la puissance et la configuration de votre toiture.
En résumé
- WiFi 2,4 GHz : portée réduite en environnement bâti (20-30 m), sensible aux interférences, solution la plus répandue mais la moins stable sur un toit éloigné.
- Zigbee : réseau maillé natif, mais portée limitée à environ 30 m par saut.
- Sub-1G (868 MHz) : jusqu'à ~400 m en champ libre, meilleure pénétration des obstacles, bande peu encombrée, mode mesh depuis 2025 — la technologie retenue par Hoymiles pour ses micro-onduleurs HMS et leur passerelle DTU.
FAQ
Le Sub-1G remplace-t-il le WiFi de ma box internet ?
Non. Le Sub-1G est utilisé uniquement pour la liaison entre les micro-onduleurs et la passerelle DTU. La DTU, elle, se connecte ensuite à internet via votre box (WiFi, Ethernet ou 4G selon le modèle) pour transmettre les données au cloud.
Pourquoi mon application de monitoring solaire affiche-t-elle parfois « hors ligne » ?
C'est généralement le signe d'une liaison radio instable entre les micro-onduleurs et la passerelle : distance trop importante, obstacles (murs, charpente métallique) ou interférences sur la bande utilisée. Une technologie à plus longue portée et moins sensible aux interférences, comme le Sub-1G, réduit fortement ce type d'incident.
La portée de 400 m est-elle garantie dans toutes les configurations ?
Non, il s'agit d'une portée en champ libre, sans obstacle. Dans une configuration résidentielle réelle (murs, distance, matériaux de toiture), la portée effective est réduite, mais reste dans la plupart des cas nettement supérieure à celle d'une liaison WiFi ou Zigbee équivalente.
Faut-il un abonnement pour accéder au monitoring ?
Non, la supervision via l'application associée à la passerelle est gratuite, sans abonnement, que ce soit pour un kit avec DTU Hoymiles ou pour un onduleur hybride Livoltek.
Le Sub-1G fonctionne-t-il sans passerelle dédiée ?
Non, la passerelle (DTU côté Hoymiles) est un composant obligatoire : elle reçoit les données en Sub-1G puis les transmet à distance vers l'application de suivi.














